La persévérance scolaire au secondaire est une préoccupation majeure au Canada et au Québec. En 1999, un peu moins de 75% des jeunes Canadiens de 18 à 20 ans avaient obtenu leur diplôme du secondaire. Pour la province de Québec, le Ministère de l’éducation, du loisir et du sport rapportait récemment que seulement les deux tiers des adolescents de moins de 20 ans persévéraient à l’école et obtenaient leur diplôme du secondaire (MELS, 2005).

 

Les adolescents qui font preuve de motivation et qui terminent leurs études secondaires sont moins susceptibles de souffrir de problèmes de santé physique ou psychologique, de présenter de sérieux problèmes d’inadaptation comme la criminalité et l’abus d’alcool ainsi que d’avoir des enfants qui seront décrocheurs. L’insertion socioprofessionnelle des jeunes diplômés apparaît également moins ardue, ces derniers ayant plus de facilité à s’intégrer au marché du travail et à conserver un emploi stable. Leur taux de chômage est même deux fois moins élevé que celui des individus qui ont décroché des études secondaires.

 

Il est donc justifié de se demander quel contexte éducatif est le plus favorable à la persévérance et à la réussite scolaires des jeunes. De plus, les déterminants de la transition entre le primaire et le secondaire pourraient-ils être à l’origine de certains problèmes chez les jeunes et qui causent le décrochage scolaire? Est-il possible d’intervenir au niveau de cette transition pour favoriser la persévérance des jeunes dans leurs études?